LA CONNERIE
La Connerie

La Connerie
Sur les sentiments par exemple…
Il y a des réactions qui nous paraissent paradoxalement décalées
Des incompréhensions, ou des comportements…
Alors… ?... « Suis-je Con..?? »
Ou alors.. !!! « J’assiste impuissant à une Grosse Connerie…?? »
La Connerie serait elle une sorte de Folie.. ???, de Déraison.. ???
Peut on analyser les critères qui nous poussent à faire des conneries.. ?
La Connerie des autres peut elle nous pousser à en faire aussi.. ?
Voilà des questions sur lesquelles on mériterait de s’attarder…
Car toute notre vie peut en être changée……

La connerie est terriblement humaine.
On n'a pas trop d'une vie pour s'en débarrasser. Rousseau disait : l'homme naît bon ; je dis : l'homme naît con. La première postulation n'est d'ailleurs pas contradictoire avec la seconde, encore qu’à mon avis, la bonté sous sa forme supérieure soit plutôt le signe d'une maturité souriante et apaisée. N'étais l'horrible hiatus, Rousseau aurait pu affirmer : l'homme naît niais. Il a préféré soutenir qu'il naissait innocent.
On peut la classifier :
Le Con, le Petit Con, le Grand Con, le Gros Con, le Vrai Con, le Pauvre Con, le Sale Con, le Con qui s’Ignore, le Con Content de l’être, le Sacré Con, le Roi des Con…. Etc … Etc …
http://ma-tvideo.france3.fr/video/iLyROoafMwlL.html
Qu’il s’agisse du gros con qui manque de psychologie élémentaire et de moralité dans ses relations avec les autres ; qu’il s’agisse du petit con suffisant qui méprise l’expérience et ce qu’il considère comme « has been », etc., on constate que la connerie est toujours un écart par rapport au réel, à ce qui convient, à ce qui est juste, précis, en relation avec les choses, écart qui ne devrait pas être dans la mesure où il est légitimement supposé que la personne a tous les moyens de ne pas être conne.
La connerie est une inadéquation constante, têtue et surprenante qui sépare l’homme de lui-même, des autres et du monde. Elle est ainsi liée à la psychologie, à la morale, à la rationalité, à l’expérience.
Si la connerie est un manque, elle est ce vide, ce déséquilibre qui est une carence de l’intelligence. C’est dans la mesure où l’on est capable d’intelligence qu’on peut être con. Notre comportement, notre relation au monde est toujours menacée par la connerie précisément parce que le monde dans lequel nous vivons exige une adaptation. L’intelligence demeure alors en danger, en recherche perpétuelle pour maintenir un équilibre qui n’est pas donné a priori.
Toute intelligence est risque…,
et tout risque est celui de la connerie.